DÉFENDRE L’ENVIRONNEMENT
ET LA BIODIVERSITÉ
L’agriculture a un impact sur l’environnement et sur la biodiversité.
Ce sont les paysans locaux qui préservent l’agrobiodiversité animale et végétale.
Ce sont eux qui perpétuent des traditions culturelles et gastronomiques et les savoir-faire correspondants.
Les citoyens travaillent également pour maintenir l’agrobiodiversité. Des associations, membres du Treuil contribuent concrètement à cette préservation.
L’impact de l’agriculture sur l’environnement
L’agriculture est le deuxième poste d’émissions de GES (Gas à Effet de Serre) de la France (19 % du total national) en 2019 sans compter les GES associés à l’usage des sols ou leur changement qui sont associés à de l’utilisation des terres, changement d’affection des terres et foresterie.
La principale source d’émissions de CH4 est l’élevage (fermentation entérique et déjections animales) source de 68 % des émissions nationales de méthane (CH4) et la culture des sols (apports azotés sur les sols cultivés avec l’épandage de fertilisants minéraux et d’origine animale) est responsable de 80 % des émissions nationales de protoxyde d’azote. (N2O )
Les émissions de CO2 résultent des consommations d’énergie fossile par les engins agricoles ou les bâtiments d’exploitation.
L’agriculture est aussi un outil de réduction des émissions de GES. Les espaces entretenues en prairies favorisent le stockage de carbone, tout comme certaines pratiques culturales. Le projet « 4 pour 1000 » initié par la recherche française vise à augmenter de 0,4 % de stockage de carbone dans les sols (l’équivalent à l’échelle mondiale des émissions de CO2) grâce à l’agroforesterie, la restauration des sols, les techniques sans labours, les rotations de cultures, les plantations de légumineuses…
Impact de l’alimentation sur l’environnement
L’’alimentation représente 22 % de l’empreinte carbone de notre consommation totale, elle est le 3ᵉ poste le plus émetteur de gaz à effet de serre, après le transport (30 %) et le logement (23 %).
En savoir plus

Ce qui vient immédiatement à l’esprit lorsqu’on pense produit local et changement climatique c’est la suppression du transport. Mais les choses ne sont pas toujours aussi simples. En effet, le transport ne représente qu’une partie des émissions de gaz à effet de serre. La production représente à elle seule environ 83% des impacts écologiques en moyenne pour un aliment. Si l’on veut réellement consommer de façon plus écologique, il faut donc regarder la manière dont le produit a été cultivé autant que son transport.
Pour approfondir ce point, lire l’article de Clément Fournier sur la plateforme e-rse.
Le problème est en effet complexe et on ne peut se contenter de solutions simplistes. Par exemple, selon que l’on habite en Espagne ou au Danemark les produits locaux à disposition du consommateur varient du tout au tout. Trouver des avocats locaux en Bretagne reste mission impossible. Vouloir produire localement des légumes ou des fruits qui ne poussent pas naturellement dans une région peut avoir un impact négatif sur le réchauffement climatique. Par exemple la Bretagne produit des tomates, beaucoup de tomates. Mais leur production locale en serre permet-elle pour autant de lutter contre le réchauffement climatique ? Il semble que non.
Pour comprendre pourquoi les tomates bretonnes ont un coût écologique particulièrement élevé, lire cet article du magasine Bastamag.
Préserver et développer l’agrobiodiversité
À l’heure actuelle, le taux d’extinction des espèces est environ 100 à 1.000 fois supérieur au taux d’extinction moyen mesuré au cours des temps géologiques : une extinction, massive ou non, est en cours et l’Observatoire National de la Biodiversité ainsi que l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité) le confirme.
La biodiversité agricole ou agrobiodiversité représente la diversité des organismes vivants (races animales, variétés des plantes) sélectionnés par les paysans depuis le néolithique. Mais pas seulement.
Elle englobe aussi :
- tous les éléments du vivant qui permettent l’agriculture, bactéries qui nous donnent le fromage, faune des sols (verts de terre, cloportes etc.), pollinisateurs sauvages etc.
- l’ensemble des habitats écologiques qui permettent la biodiversité qu’ils soient cultivés directement ou non comme les haies, les bois, les prairies permanentes, les mares etc.
On constate là aussi une baisse inquiétante de la biodiversité.
Pour en savoir plus.
Ce sont les paysans locaux qui préservent l’agrobiodiversité animale et végétale. Ce sont eux qui perpétuent des traditions culturelles et gastronomiques et les savoir-faire correspondants.
Les citoyens travaillent également pour maintenir l’agrobiodiversité. Ces associations, membres du Treuil contribuent concrètement à cette préservation :
Les Croqueurs de pommes du Jarez possèdent et préservent plusieurs vergers conservatoires d’arbres fruitiers
Graines a crée et gère un verger pédagogique sur le site du Treuil.
La maison de la semence de la Loire cultive, préserve et distribue des semences de légumes locaux
Les Amis d’Elzéard ont crée et gère un jardin replanté de pieds de vignes et d’arbres fruitiers de multiples variétés.
TIERS-LIEU du Treuil
148 chemin du Treuil – 42330 CHAMBOEUF
Téléphone : 04 28 04 45 27 / 07 49 45 37 12
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